Le consentement n’est plus une blague

Le 1er avril 2021, la CNIL mettra en vigueur ces dernières recommandations concernant la RGPD. Ces lignes directrices actualisent le droit applicable à l’usage des cookies et autres traceurs, ainsi qu’au consentement à la publicité ciblée sur Internet. Quelles sont ces recommandations ? Quels sont ces impacts ? Comment y faire face ?

Rgpd 4 etapes

 

Des recommandations ? Quelles recommandations ?

Ces recommandations datent du 1er octobre 2020  et invitent à se mettre en conformité par rapport au RGPD dans un délai de 6 mois, c’est-à-dire à partir du 1er avril 2021. 

RGPD Notions

Elles concernent principalement les cookies dont il faut différencier les utilisations : 

  • Les cookies fonctionnels (ou propriétaires) qui permettent au fonctionnement du site de manière basique (comme celui qui permet de s’identifier sur un site, les préférences sur la gestion des cookies, etc),
  • Les cookies tiers déposés par des services afin de recueillir des informations sur les utilisateurs (comme ceux de Google Analytics, Google Ads, Facebook, etc).

La recommandation de la CNIL concernant les cookies a pour but de mieux encadrer ces derniers et demande donc un consentement éclairé, libre, univoque et spécifique.

Il est donc nécessaire que l’utilisateur puisse : 

  • Comprendre les données utilisées, pour quels buts et quel sera leurs traitements,
  • Choisir sans contrainte d’accepter ou refuser les éléments ci-dessus,
  • Pouvoir changer d’avis de manière libre et à n’importe quel moment.

 

Et dans la pratique ?

La bannière des cookies va fortement évoluer. Nous pouvons commencer à les voir fleurir sur plusieurs sites, comme sur 20minutes.fr

Banniere consent 20minutes

En effet, on peut voir que cela change de la bannière en bas de page avec les 3 boutons : Accepter, Refuser et Plus d’infos.

Les conséquences, ce genre d’affichage avant d’entrer sur un site risque fort probablement limité la portée des cookies et donc, plusieurs impacts sur l’ensemble de la chaîne de la publicité online : 

  • Tracking ne fonctionnant plus et pas de remontée de données, 
  • Audience ne se peuplant plus et donc ciblage plus difficile,
  • Personnalisation des publicités moins efficace.

Cela représente donc un coût dur pour le secteur de l’Adtech.

 

Et je fais quoi ?

La première chose à faire est de prévoir la mise en place de son Cookie Wall, les sanctions sont des amendes entre 4% de son CA et 20 millions d’euros. Cela veut dire lister ses services utilisés et les classer. J’en profiterais pour faire également un ménage sur les différents scripts utilisés pour améliorer les temps de chargement. Sur ce point, la célérité est de mise, car pour vos différentes campagnes, il va vous falloir rapidement savoir votre taux de consentement pour préparer le terrain.

Si vous avez des campagnes en manuel (par manque de volumes ou par manque de confiance dans l’algorithme), l’impact sera surtout sur le reporting et les données captées par les tags avec des pertes de performances et des audiences qui réduiront leurs portées.

Par contre, sur les campagne pilotées en stratégies d’enchères automatiques (tROAS ou tCPA par exemple), si vous n’avez pas de taux de consentement, la transition sera compliquée : vous passez de 100% de conversions à une réduction inconnue de vos conversions. Si votre volume de conversions reste élevé, l’automate s’adaptera relativement rapidement ( cela promet entre 2 jours et une semaine de résultats un peu mitigés).

Si vous avez peu de conversions (à la louche, moins de 10 conversions par jour), le taux d’acceptation peut vous aider. La démarche est de préparer l’algorithme avec des cibles prenant en compte cette donnée.

Finalement, un point à ne pas oublier : les commandes s’effectueront toujours, même si elles ne sont pas suivies, donc un oeil sur le back office vous permettra de bien vérifier si tout fonctionne.